Caro Fashionews

Franco P. Tettamanti – number 20

Pour le dernier article de l’année, je vous propose le portrait d’un photographe suisse.

Franco P. Tettamanti commence par faire des études de médecine et décroche un doctorat de médecine à l’Université de Zürich, avec une spécialité en orthopédie. Il a ensuite travaillé comme médecin assistant dans le domaine de la chirurgie orthopédique. Puis, il change de route et devient photographe professionnel.

Franco P. Tettamanti possède une entreprise individuelle créée en 2009 et enregistrée à Zürich. Elle a pour but la fourniture de services dans le domaine de la photographie et des films commerciaux.

Christian Louboutin

Il vit aujourd’hui à Paris, où il a fait sa place dans le milieu de la haute couture. Il travaille pour des marques comme Dior, Louis Vuitton, Leonard, Akris et Vivienne Westwood.

Récemment, il a photographié la maison Goyard, célèbre malletier parisien pour un magazine suisse (First – mars 2011)

Son site internet est particulièrement élégant et design, je vous le recommande:

ainsi que son blog ouvert en 1999.

Hans Erni - peintre suisse

Nadine Strittmatter - mannequin

Série sur les SDF à Paris (2010)

Photographies en noir/blanc, avec une bordure noire qui rappelle le travail de Richard Avedon ; sans complaisance, il n’essaie pas d’attendrir par un excès de sentimentalisme.

Clips réalisés par F. P. Tettamanti (2011)

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Daphné Bürki – number 19

Daphné Bürki anime tous les jours de la semaine Les Maternelles sur France 5 après avoir fait le pitre tous les jours dans «L’Edition spéciale» à 12 h 20 sur Canal +, mais Daphné Bürki a la mode dans le sang. Elle a même passé deux ans à dessiner des corsets chez Dior.

Elle est née le 2 mars 1980. est une animatrice de télévision et chroniqueuse française. Ancienne élève de l’École de stylisme Fleuri-Delaporte, Daphné Bürki a commencé une carrière de styliste chez Dior aux côtés de John Galliano.

C’est sur la chaîne de télévision Canal + que Daphné Burki débute sa carrière de présentatrice. La jeune femme fait partie d’une équipe de chroniqueurs dans les émissions La Matinale et Nous ne sommes pas des anges. La première est diffusée, en clair, dès 06h55 du matin et ce jusqu’à 8h30, du lundi au vendredi. L’émission propose les premières informations de la journée. Au programme : actu, interviews politiques, cinéma, tendances, livres… Daphné Burki y anime en direct la chronique ‘Quoi de neuf Daphné ?’. De façon enjouée et dynamique elle présente toutes sortes d’objets tendances, à l’image des bodyboomers,machines de sport pour les seniors. A ses côtés, les chroniqueurs Bruce Toussaint ou Marie Colmant.

La deuxième émission où la jeune femme intervient est diffusée tous les jours à 12h35. Nous ne sommes pas des anges est présentée par Maïtena Biraben. Daphné Bürki y anime la rubrique mode : elle propose un regard amusé et amusant sur les ‘fashion victims’ d’aujourd’ hui. Déguisements, styles improbables ou tenues has been… tel est le programme de la jeune femme. L’émission ayant été remaniée suite à une mauvaise audience, Daphné Burki est l’une des rares présentatrices à être restée jusqu’à la fin. En plus de la mode, elle présente alors les rubriques beauté et déco.

Daphne Burki au salon du chocolat porte une robe dessinée par Marithe & François Girbaud

Elle présente aussi le magazine 26 minutes de célébrité, toujours sur Canal+ et participe à Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, émission animée par Bruce Toussaint. Elle présente par ailleurs le télé-shopping sur Colette TV.

En 2009 et 2010, elle anime Le bon, le beau, le pire sur Jimmy.

En 2011 elle quitte Canal+ pour France 5, où elle présente, à partir de septembre, l’émission Les Maternelles.

Par ailleurs, Daphé Bürki est l’éditorialiste mode du magazine Be.

En 2010, Daphné Bürki participe à un ensemble de spots pour la marque Femibion, intitulés «La 25e heure de Daphné Burki», destinés aux mamans actives. Elle a aussi été l’égérie d’une campagne de pub de la marque de lingerie Dim, intitulée « Les stupéfiantes leçons de mode de Daphné Bürki».

En 2011, elle participe à une campagne de publicité de la marque Nesfluid, sous forme d’une web-série. La même année, elle est la marraine de la «Grande braderie de la mode», organisée par l’association AIDES. En juin, elle est la personnalité qui lance officiellement les soldes d’été aux Galeries Lafayette.

 

Elle a une fille avec le chanteur Travis Bürki, prénommée Hedda née en 2007.

Travis Bürki

Son style

La mode est une façon de s’exprimer. Mon style ressemble donc à la façon dont je parle, dont je vis… Les fringues, c’est une source de joie, et, comme j’aime rigoler, j’aime bien aussi faire passer du bon temps aux autres avec mes looks.

Ses marques préférées

Il y en a tellement ! La base, évidemment, c’est Vanessa Bruno, Isabel Marant, Tsumori Chisato, Junko Shimada, Castelbajac, Jeremy Scott… Et puis il y a H&M, TopShop, April 77, parce que j’aime la mode très rock, Alexis Mabille, avec qui j’ai travaillé chez Dior…

Sa page Twitter

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Jean-Claude Ellena – number 18

L’atelier des parfums Hermès se situe à Cabris sur les hauteurs de Grasse. L’activité de parfumerie de la maison Hermès débute en 1951 avec l’Eau d’Hermès composée par Edmond Roudnitska. 10 ans plus tard naîtra Calèche, premier parfum féminin. Jean-Claude Ellena en est le parfumeur depuis 2004.

«Je suis un illusionniste», confie Jean-Claude Ellena. Face à un carrousel contenant quelque 200 flacons de matières premières, il en choisit un aux effluves synthétiques, imbibe une mouillette, puis une autre, les associe, et concocte ainsi l’odeur de la fraise, comme par magie. «Lorsque vous dégustez ce fruit, ce sont 400molécules différentes qui montent à votre cerveau pour lui indiquer qu’il s’agit d’une fraise,explique-t-il. Je cherche à reproduire le même effet avec de moins en moins d’éléments. C’est mon jeu en parfumerie. Alors que mes confrères peuvent jongler avec 1000matières différentes, je ne cesse de réduire ma palette.»

La gamme des parfums Hermès est restreinte et éternelle – Hermessence (destinée exclusivement aux magasins Hermès), Cologne (créée en 2009 pour développer une gamme autour de l’inimitable Eau d’Orange Verte créée il y a plus de 30 ans), Parfums-Romans (Calèche, Equipage, Eau de Merveilles, Terre d’Hermès, Voyage d’Hermès), Parfums-Jardin.

Jean-Claude Ellena est né à Grasse (Côte d’Azur), d’un père parfumeur. Il a débuté à l’âge de 16 ans chez Chiris avant de rejoindre l’école Givaudan de Parfumerie en 1968 à Genève. Il a réalisé de nombreux parfums à succès parmi lesquels First (1976) pour Van Cleef & Arpels, l’Eau parfumée (1992) pour Bulgari ou Déclaration (1998) pour Cartier. Il devient le parfumeur exclusif de la maison Hermès en 2004.

«Au départ, j’étais quelque peu effrayé par la mission et, six mois plus tard, je me sentais comme un poisson dans l’eau. Il faut dire qu’on n’est pas chez L’Oréal! A ma connaissance, il s’agit d’ailleurs de la seule maison dont l’ensemble du portefeuille, lancé depuis L’Eau d’Hermès en1951, soit toujours en vente. Nos parfums sont créés pour durer. On n’est pas dans l’éphémère ni sur un tempo calqué sur les collections de prêt-à-porter.»


«Je suis contre l’enfermement et, parallèlement, je rêvais d’intégrer une maison pour me concentrer sur la création et me débarrasser de toutes les tracasseries liées au métier en free-lance, explique-t-il. First, de Van Cleef & Arpels, qui a été ma première grande création, s’est révélé être le dernier jus de l’histoire de la parfumerie lancé sans la moindre étude de marché. Je n’ai jamais été à l’aise avec le marketing et ses concepts, qui ont commencé à empoisonner le métier au milieu des années70. J’ai besoin de relationnel, d’irrationnel, de spontanéité pour créer.»

Pour Hermès, il a créé notamment la collection Hermessence (exclusivement vendue dans les magasins Hermès), la collection des Parfums-Jardin (Un Jardin en MéditerranéeUn Jardin sur le NilUn Jardin après la Mousson), Terre d’Hermès et deux nouvelles Colognes (Eau de pamplemousse rose et Eau de gentiane blanche) qui autour de l’Eau d’orange verte (la première Cologne Hermès créée par Françoise Caron en 1979) constituent désormais la collection des Colognes Hermès.

En 2010, il signe le nouveau parfum de la Maison : Voyage d’Hermès, lancé au mois d’avril.

Jean-Claude Ellena a publié aux Presses Universitaires de France en septembre 2007 la nouvelle version du Que sais-je ? consacré au parfum. Elle succède à la première parue en 1980 sous la plume d’Edmond Roudnitska, parfumeur et notamment auteur en 1951 de l’Eau d’Hermès, le premier parfum de la Maison éponyme.

Sa fille Céline Ellena est également parfumeusse.

Ses créations

Hermès:

  • Collection Hermessence (En exclusivité dans les magasins Hermès)
  • Un Jardin en Méditerranée (2003)
  • Un Jardin sur Le Nil (2005)
  • Elixir des Merveilles (2006)
  • Terre d’Hermès (2006)
  • Kelly Calèche (2007)
  • Un Jardin après la Mousson (2008)
  • Cologne Eau de pamplemousse rose (2009)
  • Cologne Eau de gentiane blanche (2009)
  • Voyage d’Hermès (2010)

Bulgari:

  • Eau Parfumée au Thé Vert (1992)
  • Eau Parfumée au Thé Vert Extrême (1996)

Les Editions de Parfums Frédéric Malle:

  • Angéliques sous la Pluie,
  • Cologne Bigarade,
  • Bigarade Concentrée,
  • L’Eau d’Hiver (2003)

L’Artisan Parfumeur:

  • L’eau du Navigateur (1980)
  • La Haie Fleurie du Hameau (1980)
  • Ambre Extrême (2001)
  • Bois Farine (2003)

Van Cleef & Arpels:

  • First (1976)
  • Miss Arpels (1994)

The Different Company:

  • Bois d’Iris (2000),
  • Bergamote (2004),
  • Osmanthus ( 2001),
  • Rose Poivrée (2001)

Divers:

  • Eau de Campagne (1974) pour Sisley,
  • Rumba (1988) avec Ron Winnegrad pour Balenciaga,
  • Globe (1990) pour Rochas,
  • Déclaration (1998) pour Cartier,
  • In Love Again (1998) pour Yves Saint Laurent,
  • Aromantic (1999) pour Decléor,
  • Bazar Femme (2002) avec Bertrand Duchaufour & Emilie Copperman pour Christian Lacroix,
  • Blanc (2003) pour Paul & Joe,
  • Colonia Assoluta (2003) avec Bertrand Duchaufour pour Acqua di Parma,
  • Emporio Armani Night for her (2003) avec Lucas Sieuzac pour Giorgio Armani,
  • Eau de Lalique avec Emilie Copperman pour Lalique


Jean-Claude Ellena témoigne de sa période free-lance lorsqu’il voguait d’une maison à l’autre. «J’avais concocté un nouveau parfum pour mon plaisir, en épurant tant sa composition qu’il ne comptait que 19 matières au final, se souvient-il. C’était une vision nouvelle. Pendant trois ans, je l’ai présenté aux plus grands dirigeants de la parfumerie. Rien à faire, cela ne cadrait pas avec leurs plans marketing. Et, finalement, c’est Bulgari qui l’a retenu, car personne ne maîtrisait le sujet dans cette maison. La discussion a seulement porté sur les émotions et le ressenti qu’il pouvait évoquer. Finalement, cette fragrance baptisée L’Eau Parfumée au Thé Vert a connu un si beau succès qu’elle a même inspiré CK One de Calvin Klein. Elle a également été à l’origine d’un tournant décisif dans ma carrière. J’ai décidé que c’en était fini des compromis, des cahiers des charges dictés par le marketing. Bien que, entre nous soit dit, j’ai toujours eu tendance àrépondre à côté des briefs de création qui me semblaient vides de sens.»

J’ai eu la chance de pouvoir découvrir en exclusivité le nouveau parfum "Un jardin sur le toit" – une odeur florale d’une grande subtilité ! Les dessins qui accompagnent le parfum sont magnifiques.

Sources
Le Figaro
Wikipedia

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Andre Leon Talley – number 17

André Leon Talley est l’un des critiques les plus influents du monde de la mode. Sa haute stature, ses costumes extravagants faits sur mesure et ses immenses lunettes noires ont fait de lui un personnage haut en couleur, sans qui les défilés n’auraient pas la même saveur.

Né le 16 octobre 1949, André Leon Talley fut élevé par sa grand-mère. Bien que travaillant toute la semaine en tant que femme de ménage, celle-ci est parvenue tout au long de l’enfance du petit André Léon à lui offrir un foyer chaleureux, dont il garde un souvenir heureux. Il grandit dans une Amérique où la ségrégation faisait encore rage. Il dut endurer en silence beaucoup de vexations, mais cela toujours en ayant conscience de sa valeur et de sa dignité.

Son professeur de français lui donna le goût de la littérature, de l’esthétique et de l’art, qui l’influenceront tout au long de sa vie… Dès son adolescence, il fut rapidement attiré par la mode. Ainsi, un après-midi de juin, il découvrit un numéro de Vogue dans la petite presse locale, et il en devint un lecteur assidu.

Lorsqu’on lui demandera plus tard où avait-il acquis son infaillible sens du style, il citera Vogue, mais aussi sa grand-mère qui l’emmenait à la messe le dimanche. Durant le service, il observait ces femmes qui s’étaient mises sur leur trente-et-un, et il y comprit ce qu’était l’élégance.

Vous y voyiez de belles femmes, de splendides chapeaux et les gants assortis. C’était des gens sans grands moyens, mais ils avaient une allure extraordinaire, surtout le dimanche !

En dépit de son goût prononcé pour la mode, il entreprit des études de français. Une fois son diplôme obtenu, il partit s’installer à New-York où il intégra le gotha des artistes avant-gardistes qui comptait Andy Warhol et Bianca Jagger. À cette époque, très peu d’Afro-Américains étaient admis dans ce genre de milieu, encore moins dans le journalisme de mode.

Son premier job en tant que pigiste mode, il l’obtint à 28 ans au "Women’s Wear Daily", non sans susciter l’inquiétude de ses collègues qui n’étaient pas habitués à côtoyer sur un pied d’égalité une personne de couleur. Diana Vreeland, la rédactrice en chef de Vogue de 1962 à 1971, se prit d’amitié pour Talley et en fit son protégé. En plus de la direction de Vogue, elle avait à charge les collections du Metropolitan Museum of Art, et elle prit Andre Léon Talley comme assistant.

De fil en aiguille, Talley devint quelqu’un de prisé par le milieu. Il travailla par la suite à l’"Interview" puis au "New York Times", pour finalement entrer chez Vogue en 1983, en tant rédacteur en chef des news mode. À peine cinq années plus tard, il fut promu directeur artistique et acquit, de par ce titre, un formidable pouvoir au sein du monde de la mode.

Il profita de ce poste pour mettre en valeur le travail des stylistes afro-américains, et demanda aux designers de s’ouvrir au melting-pot en choisissant plus de mannequins de couleurs pour leurs défilés et leurs campagnes de publicité. Il trouvait complètement incohérent qu’une griffe se vendant à l’international n’inclue pas dans son show tous les types de nationalité.

Il quitte Vogue en 1995, débauché par W, et s’envole pour la France où il sera le directeur des bureaux parisiens du magazine. En 1998, il revient chez Vogue en tant que chroniqueur. Ses papiers, intitulés "Stylefax", sont attendus et lus avec avidité. Depuis, la chronique a évolué : elle ne parait qu’une fois par mois et se nomme « Life with André ». En 2003, il sortit ses mémoires, "A.L.T.", retraçant son parcours.

Tous s’accorderont pour dire qu’André Leon Talley est La référence afro-américaine en matière de mode, et que personne ne l’a encore égalé. En 2003, le "Council of Fashion Designers of America" lui décerna le prix Eugenia Sheppard, pour récompenser son travail de journaliste de mode. Talley déclara, pince-sans-rire, que ce prix aurait dû lui être décerné depuis bien longtemps.

2008 CFDA AWARDS - Naomi Campbell habillée en YSL avec André Leon Talley

Depuis plus de 30 ans, Talley a sa place réservée aux premiers rangs de tous les défilés aux côtés d’Anna Wintour, de Paris à Milan en passant par New York et Londres.

Il a travaillé et travaille encore avec les acteurs les plus prestigieux de la mode et d’Hollywood. Son ami Karl Lagerfeld (qu’il connaît depuis 1975, année où Andy Warhol les présenta) lui a dessiné de longs manteaux, afin que sa corpulence toujours plus opulente conserve une allure noble. Talley décrit ses manteaux avec la dérision qui lui est chère :

Comme un tipi où on pourrait loger une famille de lilliputiens

André Leon Talley, c’est à la fois un monstre sacré, une icône de mode, mais aussi un petit garçon qui ne cesse d’être émerveillé par la créativité des stylistes. Il a su, en dépit de sa notoriété, conserver un regard dénué de préjugés qui fait de lui une valeur sûre et respectée en matière de style et de tendances à suivre.

Marc Jacobs, Andre Leon Talley, Victoria Beckham

Sources
Tendances de mode
Vogue
Wikipedia


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Alexa Chung – number 16

Tout le monde parle de cette jeune anglaise qui semble être une personne influente dans le milieu de la mode, une sorte de it-girl qui lance les it-bags et tout autre it-

Ses atouts – la fraîcheur, un humour décalé et ravageur, une moue craquante, un sens pointu du style et un carnet d’adresse digne d’une rédactrice de mode !

Photo Jeffrey Mayer – © WireImage.com

Enfance

Alexa Chung est née le 5 novembre 1983 (27 ans) en Angleterre dans une famille middle class de 4 enfants (deux filles et deux garçons) d’un père chinois et d’une mère anglaise (= teint de porcelaine et yeux légèrement bridés). Elle grandit dans le Hampshire où elle pratiqua la danse classique, de jazz et de claquettes (une jeune fille classique).

Malgré le confort que lui apporte ses parents, elle ressent dès son plus jeune âge l’envie de plier bagage pour Londres et elle rêve d’exercer le métier de photographe ou de journaliste de mode.

Mannequinat

Repérée à 14 ans lors d’un match par un "scooter" pour l’agence Elite alors qu’elle porte un simple baggy et cultive son style d’adolescente garçon manqué, elle devient mannequin notamment pour Urban Outfitters, pour Vania et fera des apparitions dans des clips musicaux (The Streets, Holly Valance, Delta Goodrem, Reuben..). Elle y incarne la parfaite adolescente: dynamique, sportive, enjouée et un peu garçon manqué. Un peu plus tard, elle refusera les séries de photos où elle devra enlever le haut jugeant pas nécessaire de montrer sa poitrine, d’autant plus qu’elle espère faire une carrière dans le journalisme.

En dépit de sa notoriété, elle suit ses études au King’s College de Londres et au Chelsea College of Art and Design et obtient de très bonnes notes notamment en anglais et en histoire. Malgré l’expérience enrichissante que lui ont apporté ses années de mannequinât, elle en tire aussi une leçon sur l’univers impitoyable de la mode.

Présentatrice TV

À 23 ans, déçue par le milieu de la mode, elle vit difficilement le métier de mannequin et arrête après 4 ans pour devenir présentatrice télé. Elle désire alors orienter sa carrière vers la comédie et le journalisme.

En 2006, elle fait ses débuts à la télévision en co-présentant le show Popworld, une émission matinale où elle interviewe avec piquant et intelligence les stars de la pop culture, de Paul McCartney à Gwen Stefani en passant par Christian Lacroix.

En 2007, l’émission n’est pas reconduite, mais la jeune femme rebondit sur la BBC3 en animant un programme mixant cinéma et musique, puis elle commence à percer dans le milieu de la "Fashion TV" en interviewant des mannequins de façon insolite et décalée. Tout cela, Alexa le fait avec talent, assurance et une bonne dose d’humour, un cocktail qui fait des ravages auprès de l’audimat.

Le succès que la tv lui permettra de revenir au mannequinât dans de meilleures conditions. Elle représente en 2008 les marques australiennes ANTIPODIUM et OXFAM. La même année elle défile pour VIVIENNE WESTWOOD. En 2009, elle devient l’égérie de NEW LOOK et est engagée par l’agence de mannequins Select.

Tour à tour mannequin (elle a défilé pour Vivienne Westwood à la Fashion Week londonienne), présentatrice télé, designer de bijoux avec la marque "Made", la jeune femme est récemment devenue l’égérie de la marque "New Look". À 25 ans, elle peut se vanter d’avoir posé pour Urban Outfitters, d’avoir fait la couverture du Elle anglais, et de disposer d’un carnet d’adresses qui en ferait pâlir plus d’un. Les magazines de la presse féminine tels que Vogue et Glamour l’on classé en tête des filles les mieux habillées de l’année 2009 !

Photo Theo Wargo – © WireImage.com

En juin 2009, le programme "It’s on with Alexa Chung" est diffusé sur MTV, dans un style mêlant le traditionnel talk-show à l’américaine et une émission musicale mais il fut annulé au bout de 2 saisons, l’épisode final fut le 17 Décembre 2009. En 2010, elle devient l’une des égéries de Pepe Jeans et crée un sac à son nom chez Mulberry.

Une pochette dorée portée du bout des doigts et une robe noire aux manches surdimensionnées et au subtil jeu de drapé

Ses amours

On lui connaît beaucoup de petits amis célèbres : James Righton, Adam Brody, Faris Badwan, David Titlow, Ian Watkins…

Mais c’est finalement Alex Turner le chanteur du groupe de rock indépendant anglais Arctic Monkeys qui semble être l’homme qui lui convient puisque ensemble depuis juillet 2007, ils ont emmenagé à Williamsburg (Brooklyn, New York City)

Amies

Elle compte parmi ses amies Agyness Deyn, Kelly Osbourne, les sœurs Geldof, Daisy Lowe …

Article ELLE du 7 janvier 2011 – photographies de David Vasiljevic

Alexa donne des conseils vestimentaires

Interview

Petite dernière qui vaut le détour… !

No comment !

Sources
Blog de Alexa Chung
IMDB
MTV
Style.com
Tendances de Mode
Vogue
Wikipedia

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Emmanuelle Alt – number 15

Photographiée par Garance Doré (mars 2010)

Emmanuelle Alt n’a pas toujours été rédactrice en chef mode du Vogue Paris.

 

Carine Roitfeld & Emmanuelle Alt

Elle fut coordinatrice mode au magazine 20ans. Un encadré est consacré à ses 10 accessoires mode indispensables et sa passion du "noir".

Emmanuelle Alt est une fille simple (j’adore!) – peu de maquillage, habillée en gris et noir, jamais de jupe/robe. Sa silhouette longiligne représente à la perfection le style de la parisienne – toujours impeccable, très peu d’erreurs de parcours.

 

hoto de François Goizé - Emmanuelle Alt, Anna Dello Russo et Isabel Marant (oct. 2010)

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Carine Roitfeld & Emmanuelle Alt à la dernière Vogue Fashion Night de Paris (octobre 2010)

2 filles toutes simples qui font du shopping !

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Sarah Burton, l’avenir d’Alexander McQueen – number 14

Le groupe Gucci, propriétaire de la marque Alexander McQueen, décide que la griffe doit continuer à exister suite à la mort de son créateur Lee Alexander McQueen (11 février 2010). Le 27 mai, elle choisit Sarah Burton (35 ans), l’assistante de A. McQueen, comme directrice de la création.


On trouve très peu d’information sur cette personne. Elle a grandi à Manchester. Diplômée de la Central Saint Martins en 1997 (la même école que le couturier A. McQueen), elle débuta dans la maison londonienne en 1996. En 2000, Alexander lui témoigne sa confiance en la nommant responsable du studio femme.

Selon Jonathan Akeroyd, président et chef de la direction d’Alexander McQueen, Sarah Burton a une "profonde compréhension de la vision du créateur". Cette dernière a d’ailleurs déclaré "La création de vêtements modernes et belle était au cour de la vision de Lee. J’ai l’intention de rester fidèle à son héritage"

Défilé printemps-été 2011 (5 octobre 2010), première collection inspirée par la nature dessinée par Sarah Burton

Le sol en bois naturel avec de la mousse entre les lattes est particulièrement réussi.


Zoom sur les chaussures

Zoom sur les coiffures

Vidéo

Toute la collection
http://www.nytimes.com/packages/html/style/fashionweek/runway.html#spring_2011_mcqueen_alexander


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Christian Lacroix – number 13

Christian Lacroix s’est déplacé à Genève mercredi passé pour donner une conférence sous forme de discussion avec Olivier Saillard (directeur du Musée Galliera de Paris) à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève. Il a parlé avec humour et modestie de la faillite de sa maison de couture et de ses projets actuels et futurs. Il travaille actuellement sur six opéras et retrouve ainsi son amour pour les costumes.

Christian Lacroix est né à Arles le 16 mai 1951.

"Enfant, je redessinais tout. A la fois pour me rassurer, pour être heureux. Je n’ai jamais rêvé d’être couturier. Je voulais être décorateur ou costumier de théâtre et de cinéma. Mon rêve d’adolescent, c’était de travailler pour Luchino Visconti. J’étais fou du «Guépard» et de «Mort à Venise». Je rêvais de reconstituer ces époques avec des chapeaux énormes. Dès l’âge de cinq ans, je faisais des dossiers sur le mobilier, sur la déco, sur le costume. Ma vie me semblait donc toute tracée."

Passionné d’art, il étudie l’histoire de l’art à la faculté de lettres de Montpellier puis à la Sorbonne à Paris. Aspirant à une carrière de conservateur de musée, il s’inscrit à l’Ecole du Louvre.

"J’avais raté le concours de l’Ecole du Louvre ce qui m’avait profondément vexé."

Il rencontre alors Jean-Jacques Picart, attaché de presse pour de nombreuses maisons de luxe. Il travaille chez Hermès, puis chez Guy Paulin, à Paris, en Italie et au Japon. En 1982, il prend la direction artistique de la maison Jean Patou.

«Lui était économe. Moi, j’étais inconnu et je ne coûtais pas cher!"

Robe "créole" Jean Patou par Christian Lacroix (1987)

 

En 1987, il quitte la maison Jean Patou et ouvre sa propre maison de couture avec l’appui de la société de luxe Louis Vuitton Moët Hennessy SA dirigée par Bernard Arnault et crée son premier défilé de haute couture (influences camarguaises, arlésiennes et cévenoles).

 

Premier défilé

"C’est comme ça que je me suis retrouvé couturier! J’ai fait ma première collection avec candeur,  je regardais la mode vue du Sud. C’est ce qui a plu."

Il crée une collection de prêt-à-porter pour femme en 1988, puis pour homme en 2004.

Son nom s’impose de plus en plus comme une référence dans le monde de la mode et on le nomme directeur artistique de la maison florentine Emilio Pucci.

En janvier 2005, suite à un désaccord sur la stratégie de développement de la maison entre Christian Lacroix et Bernard Arnault, et à des résultats chroniques jugés insuffisants par ce dernier, Bernard Arnault décide de vendre la maison de couture au groupe Falic Fashion Group (montant de la transaction non communiqué).

 

Inauguration de l'exposition " Christian Lacroix, histoires de mode", au musée des arts décoratifs, à Paris, en novembre 2007.

En mai 2009, la maison de couture, en proie depuis plusieurs années à de graves difficultés financières, se déclare en cessation de paiement. Le 8 juillet 2009 a lieu le dernier défilé haute couture Christian Lacroix. Le tribunal de commerce de Paris a décidé d’appliquer un plan de redressement des propriétaires de la maison (le groupe Falic). Cette décision aura pour conséquence directe la suppression de 100 postes.

Diversification

1994 - il dessine une montre pour Swatch.

"Ah, cette montre complètement loufoque et sans aiguilles! J’ai adoré faire ça avec des gens très ouverts. J’aime quand on peut aller jusqu’au bout des choses."

2000 – il réalise la signalétique pour l’exposition La Beauté en Avignon.

Il relooke l’hôtel le Petit Moulin à Paris (j’adore l’illustration de l’hôtel).

2005 – Christian Lacroix rhabille les voitures du TGV.

2005 – Il crée les tenues du personnel de bord d’Air France la même année.

2007 – il relooke le multiplexe Gaumont à Nantes

2007 – il conçoit le design de la ligne 3 du tram de Montpellier.

2010 – il devient conseiller artistique de la Monnaie de Paris ; il dessine, par exemple, la «Médaille du Mariage» et la «Médaille du PACS».

Bibliographie

- Qui est là? (2004)

- Ca c’est cancan (2004)

- Les Rencontres d’Arles (2008)

En savoir plus

Site officiel

Défilés

Christian Lacroix, costumier

 

Sources
Evene
Le Matin
Tribune de Genève
Wikipedia

 

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Bill Cunningham, pionnier du street style – number 12

Bill Cunningham, né en septembre 1928, est photographe de street style pour le New York Times.

Sa spécificité est la photographie sur le vif.

Défilé Marc Jacobs septembre 2002

"More than anyone else in the city, he has the whole visual history of the last 40 or 50 years of New York. It’s the total scope of fashion in the life of New York.
And he’s such an unbelievably discreet man. I don’t know anything about his life, except his bicycle."

Oscar de la Renta

Image by Georg Petschnigg

Il est décoré en 2008 du titre de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la culture français. Bill Cunningham est un homme discret, il est donc très difficile de trouver des informations sur sa carrière…

Richard Press s’est intéressé au travail de B. Cunningham et a réalisé un documentaireBill Cunningham New York, sorti cette année.

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Je publie un article rédigé par Bill Cunningham en anglais et en intégralité car je ne souhaite pas dénaturer son discours extrêmement bien écrit. Il y parle de sa vie, de sa jeunesse et de sa passion pour la mode féminine.

L’article est paru le 27.10.2002 dans le NY Times, il est intitulé Bill on Bill

I STARTED photographing people on the street during World War II. I used a little box Brownie. Nothing too expensive. The problem is I’m not a good photographer. To be perfectly honest, I’m too shy. Not aggressive enough. Well, I’m not aggressive at all. I just loved to see wonderfully dressed women, and I still do. That’s all there is to it.

As a kid, I photographed people at ski resorts — you know, when you got on the snow train and went up to New Hampshire. And I did parties. I worked as a stock boy at Bonwit Teller in Boston, where my family lived, and there was a very interesting woman, an executive, at Bonwit’s. She was sensitive and aware, and she said, "I see you outside at lunchtime watching people." And I said, "Oh, yeah, that’s my hobby." She said, "If you think what they’re wearing is wrong, why don’t you redo them in your mind’s eye." That was really the first professional direction I received.

I came to New York in 1948 at 19, after one term at Harvard. Well, Harvard wasn’t for me at all. I lived first with my aunt and uncle. I was working at Bonwit’s in the advertising department. Advertising was also my uncle’s profession. That’s why my family allowed me to come here and encouraged me to go into the business. I think they were worried I was becoming too interested in women’s dresses. But it’s been my hobby all my life. I could never concentrate on Sunday church services because I’d be concentrating on women’s hats.

While working at Bonwit’s, I met the women who ran Chez Ninon, the custom dress shop. Their names were Nona Parks and Sophie Shonnard. Alisa Mellon Bruce was the silent partner. Those two women didn’t want me to get mixed up in fashion either. "Oh, God, don’t let him go near it." You have to understand how suspect fashion people were then.

But finally, when my family put a little pressure on me about my profession, I moved out of my uncle’s apartment. This was probably in 1949.

I walked the streets in the East 50′s, looking for empty windows. I couldn’t afford an apartment. I saw a place on 52nd Street between Madison and Park. There was a young woman at the door, and I said: "I see empty windows. Do you have a room to rent?" She said, "What for?" And I said, "Well, I’m going to make hats." She told me to tell the men who owned the house that I would clean for them in exchange for the room on the top floor.

So that’s where I lived, and that’s where my hat shop was. Elizabeth Shoumatoff, the artist who was painting President Franklin D. Roosevelt when he died, brought in Rebekah Harkness, Mrs. William Hale Harkness. She and the ladies from Chez Ninon sent clients over. They had to climb all those stairs, and the stairs were narrow. The place had been a speakeasy in the 1920′s. There was a garden in the back with a lovely old Spanish fountain, all derelict. That’s where I had my first fashion show. The only member of the press who came was Virginia Pope of The Times. I got to know her very well years later — saw her almost every Friday for tea. But anyway, her rule was to go herself to see any new designer. So there was this lovely, gracious lady at my first show, and the next day in The Times there was a little paragraph: "William J."

See, I didn’t use my last name. My family would have been too embarrassed. They were very shy people. This was maybe 1950.

To make money, I worked at a corner drugstore. At lunchtime, I’d stop making hats and run out and deliver lunches to people. At night, I worked as a counterman at Howard Johnson’s. Both jobs provided my meals, and the dimes and nickels of my tips paid for millinery supplies.

Society women were coming to get hats. It was a good education, but I didn’t know it. I didn’t know who these people were. It didn’t mean anything to me. And then, of course, you get to realize that everybody’s the same.

I made hats until I went into the Army. I was drafted during the Korean War. When I came out in 1953, I was still looking for empty windows. I found one on West 54th.

John Fairchild had just come back from Paris to run Women’s Wear Daily in New York, and he knew the ladies of Chez Ninon. John said to me, "Why don’t you come and write a column for us." Of course, the ladies at Chez Ninon were thrilled: "Oh, good, get him away from fashion. Make him a writer." They didn’t realize what John was really up to. He thought, Now, I’ve got the inside track on the clients at Chez Ninon, which was every Vanderbilt and Astor that there was. Plus Jackie Kennedy.

What John didn’t realize was that the people at Chez Ninon never discussed the clients. Private was private.

I had never written anything, but John was like that. He wanted to turn everything upside down. He just said, "Write whatever you see." He was open to all kinds of ideas — until I wrote a column about Courrèges. When I saw his first show, I thought, Well, this is it.

But John killed my story. He said, "No, no, Saint Laurent is the one." And that was it for me. When they wouldn’t publish the Courrèges article the way I saw it, I left. They wanted all the attention on Saint Laurent, who made good clothes. But I thought the revolution was Courrèges. Of course, in the end, Saint Laurent was the longer running show. So Fairchild was right in that sense.

After that, I went to work for The Chicago Tribune, for Eleanor Nangle. She had been there since the 1920′s. A wonderful woman. The best of the best. The Tribune had an office in New York, in the Times building. One night, in about 1966, the illustrator Antonio Lopez took me to dinner in London with a photographer named David Montgomery. I told him I wanted to take some pictures. When David came to New York a few months later, he brought a little camera, an Olympus Pen-D half-frame. It cost about $35. He said, "Here, use it like a notebook." And that was the real beginning.

I HAD just the most marvelous time with that camera. Everybody I saw I was able to record, and that’s what it’s all about. I realized that you didn’t know anything unless you photographed the shows and the street, to see how people interpreted what designers hoped they would buy. I realized that the street was the missing ingredient.

There’s nothing new about this idea. People had been photographing the street since the camera was invented. At the turn of the 20th century, the horse races were the big thing. Lartigue was just a boy then. But the Seeberger brothers in France were taking pictures. They, and others, were commissioned by lace and fabric houses to go to the grand prix days at the Longchamp, Chantilly, Auteuil and Deauville racetracks and photograph fashionable women. The resulting albums were used as sample books by dressmakers.

Vogue and Harper’s Bazaar were doing a similar thing, but they photographed only name people at society events. And Women’s Wear has been photographing socialites and celebrities for years. But the difference for me is I don’t see the people I photograph. All I see are clothes. I’m only interested in people who look good. I’m looking for the stunners.

I started taking pictures for The Times in the early 70′s, though my first street fashion appeared in The Daily News. Bernadine Morris, whom I had known since the 50′s, said to Abe Rosenthal: "Take a look at his work. You have all these sections to fill." Then I got to know Arthur Gelb, and one day I told him about this woman I had been photographing on the street. She wore a nutria coat, and I thought: "Look at the cut of that shoulder. It’s so beautiful." And it was a plain coat, too. You’d look at it and think: "Oh, are you crazy? It’s nothing."

Anyway, I was taking her picture, and I saw people turn around, looking at her. She crossed the street, and I thought, Is that? Sure enough, it was Greta Garbo. All I had noticed was the coat, and the shoulder.

Arthur was marvelous. I came in that morning in late December 1978, and no one was in the department except Mimi Sheraton, the restaurant critic. I showed her the Garbo picture. She stopped typing, got up, and away she went with the picture. Minutes later, the phone rang, and Mimi said: "Come down here, Bill. Arthur’s desk."

Arthur looked at the picture and said, "What else do you have like this?" I had been hanging out at the corner of 57th and Fifth, and I said, "A picture of Cornelius Vanderbilt Whitney, the king and queen of Spain, a Kennedy in a fox coat."

I also had a picture of a woman who turned out to be Farrah Fawcett. I didn’t know. See, I never go to the movies, and I don’t own a television set.

Arthur said, "Let’s run these." The next day, Dec. 30, there was a half page of pictures in the Metropolitan Report.

I never bothered with celebrities unless they were wearing something interesting. That’s why my files wouldn’t be of value to anyone. I remember one April in Paris Ball when Joe DiMaggio came with Marilyn Monroe. But I was mesmerized by Mrs. T. Charlton Henry of Philadelphia. So chic. She’d take the train up in the morning to Penn Station and walk to Bergdorf, to be there when it opened. And when she came in, she’d say, "Good morning, Miss Ida," "Good morning, Miss Elizabeth." She knew everyone’s name.

Back in the 60′s, I remember that Eleanor Nangle and I were sitting at one of Oscar de la Renta’s first shows in New York when she heard antiwar protesters down in the street. She said: "Come on, Bill, we’re leaving. The action isn’t here." We got up and skipped out of the show. I knew from photographing people on the streets that the news was not in the showrooms. It was on the streets.

At The Times, when Charlotte Curtis was covering society, she called me one Easter Sunday and said, "Bill, take your little camera and go quickly to Central Park, to the Sheep Meadow." That morning I had been on Fifth Avenue photographing the Easter parade. So I got on my bike and went up to the Sheep Meadow, and there before me were all the kids — the flower children. All these kids dressed in everything from their mother’s and grandmother’s trunks, lying on the grass. It was unbelievable. It was all about the fashion revolution. And it was because Charlotte Curtis had called me on the phone.

MOST of my pictures are never published. I just document things I think are important. For instance, I’ve documented the gay pride parade from its first days. It was something we had never seen before. I documented every exhibition that Diana Vreeland did at the Met, but every picture is of her hand on something. I do everything, really, for myself.

I suppose, in a funny way, I’m a record keeper. More than a collector. I’m very aware of things not of value but of historical knowledge. I remember when Chez Ninon was closing in the mid-70′s. I went in one day, and the files were outside in the trash. I said to the secretary, "Well, I hope you gave all the letters from Jackie Kennedy and Mrs. Rose Kennedy to the Kennedy Library." And she said, "No, they kept a few, but they felt that the rest were too personal, so they threw them out." I rescued everything I could and still have it.

I go to different places all the time. And I try to be as discreet as I can. My whole thing is to be invisible. You get more natural pictures that way, too. The only place where I really hung out was the old Le Cirque on 65th Street. My friend Suzette, who did the flowers there, has been with Sirio Maccioni since he got off the boat from Europe, when he was a captain at the old Colony restaurant. Everyone said Suzette tipped me off, but she couldn’t have cared less about who was there.

Most people wouldn’t believe that anyone would be so dumb to come every day and stand for two hours without knowing whether somebody was coming out. But I like the surprise of finding someone. Most photographers couldn’t do what I do because of deadlines. You spend days, weeks, years waiting for what I call a stunner.

I think fashion is as vital and as interesting today as ever. I know what people with a more formal attitude mean when they say they’re horrified by what they see on the street. But fashion is doing its job. It’s mirroring exactly our times.

The main thing I love about street photography is that you find the answers you don’t see at the fashion shows. You find information for readers so they can visualize themselves. This was something I realized early on: If you just cover the designers in the shows, that’s only one facet. You also need the street and the evening hours. If you cover the three things, you have the full picture of what people are wearing.

I go out every day. When I get depressed at the office, I go out, and as soon as I’m on the street and see people, I feel better. But I never go out with a preconceived idea. I let the street speak to me.

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Je vous recommande également l’article écrit par Cathy Horyn le 27.10.2002 "The picture subjects talk back" qui réunit les témoignages des modèles des photos de B. Cunningham – Anna Wintour, Isabella Blow, Oscar de la Renta, etc.

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Ses shootings



Sources

Afflictor
The New York Times
Wikipedia

Classé dans:Portrait,

Anne Sofie Johansson – number 11

Le diable s’habille en Prada ; le monde en Hennes & Mauritz.

Fashion University 2009

 

 

Ann Sofie Johansson est née dans les années 60 en Suède. Depuis avril 2008, elle occupe le poste de directrice du design chez H&M. La place était occupé depuis 20 ans par Margareta va den Bosch.

Après des études d’art et d’archéologie, elle est engagée chez H&M en 1989. «Je voulais être peintre mais je me suis rendue compte que je n’étais pas assez douée et c’est tout naturellement que je me suis tournée vers la mode.» Durant vingt ans, elle y a gravit les échelons jusqu’au sommet. Sur cette vidéo, une journaliste de Teen Vogue questionne A.S. Johansson sur son enfance, des études, les débuts de sa carrière,etc.

Anna Wintour dit qu’elle est la deuxième personne la plus importante de la mode mondiale (mais qui est donc la 1ère ?!). Cette affirmation vient du fait qu’aucune mode ne doit pouvoir passer à travers les mailles des filets des stylistes de H&M. Pour ce faire, Ann Sofie Johansson dirige une importante brigade (120 stylistes et modélistes) qui traquent les nouvelles tendances – décryptage intensif des défilés, prise de température des places hype du monde, le but étant d’imaginer des produits en adéquation parfaite avec l’air du temps qui soient à la fois rentables et successful. Les habits restent rarement plus de 3 ou 4 semaines en rayon, les stylistes créent donc des nouveautés à flux tendu.

«Nous scrutons les dernières tendances partout: sur internet, dans la rue et les défilés, ou en observant les rock stars», confie Ann Sofie Johansson. Ses stylistes préférés sont Isabel Marant et Phoebe Philo.

Ce qu’elle préfère, c’est travailler avec ses troupes et imaginer ce que femmes, hommes et enfants vont porter la saison prochaine. «Je ne dessine plus, mais je vois tout.» H&M dispose de plusieurs groupes de stylistes – un groupe pour les 15-17 ans, un groupe pour les femmes de 40 ans, etc.

Margareta van den Bosch, la pionnière, puis Ann Sofie Johansson ont signé plusieurs collaborations avec des stylistes reconnus (Karl Lagerfeld, Viktor & Rolf, Roberto Cavalli, Stella McCartney), ce qui se nomme du «masstige» (allier noms de prestige et marque de grande distribution). Cette technique marketing permet de faire parler de la marque sans investir dans la publicité. Un publicitaire a estimé que pour obtenir un impact équivalent à la collaboration entre Karl Lagerfeld / H&M, il aurait fallu dépenser au moins 4 millions d’euros en publicité diverse. Personne en sait combien a touché Karl… !

Cela est performant… combien d’articles sont parus cette année pour annoncer le dernier contrat signé avec Alber Elbaz (directeur artistique chez Lanvin). La mini-collection dessinée par Alber Elbaz pour H&M sera révélée le 2 novembre avec la sortie d’une vidéo de campagne. Des photos de cette collection ont déjà été révélées… la campagne, shootée par David Sims, met en scène les mannequins Hannelore Knuts, Simon Nessman et Natasha Poly portant des robes asymétriques et fleuries, des manches bouillonnées, des minaudières aux accessoires XXL.

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Historique de la société

Création –

H&M a été créée par Erling Persson en 1947. L’idée de vendre des vêtements à bas prix en grande quantité lui vient des USA. Il ouvre à Västeras (nord de la Suède) une première boutique nommée «Hennes» («Pour elle») car on y vendait que des vêtements pour femmes.

En 1968, lorsqu’il voulut s’implanter à Stockholm, Erling Persson racheta un magasin d’armes et d’articles de chasse «Mauritz Widforss» qui s’accompagna du rachat du stock de vêtements pour hommes. Ce fut la naissance de la gamme pour hommes et du nouveau nom «Hennes & Mauritz». Dans les années 70, un département enfants voit le jour.

H&M est toujours une affaire de famille, en effet, le fils d’Erling, Stefan Persson occupe la fonction de président exécutif du conseil d’administration depuis 1998, après avoir été PDG du groupe dès 1990 (il possède 36,8% des actions). C’est le petit-fils, Karl-Johan, qui préside le groupe actuellement. La fortune de la famille Persson est estimée à 13,7 millions d’euros (deuxième fortune de Suède derrière Ingvar Kamprad, fondateur d’Ikea)

En  2007, l’entreprise passe un accord avec Electronic Arts – la marque apparaît dans le kit d’extension du jeux Les Sims 2: H&M Fashion.

La même année, H&M lance une nouvelle chaîne de magasins appelés COS (Collection of Style), ligne de produits haut de gamme.

- Fabrication –

Elle ne possède pas d’usine de fabrication mais travaille avec 700 fournisseurs indépendants. 60% de la production est réalisée en Asie et le reste en Europe.

Implantation –

Aujourd’hui, H&M est présent dans 37 pays (2000 points de vente). Tous les 2-3 ans, le design intérieur des magasins est modernisé. L’enseigne n’achète jamais les emplacements, mais les loue, ce qui évite l’immobilisation de capitaux.

Collaborateurs –

76’000 collaborateurs, plus de 100 stylistes, 60 modélistes, 100 acheteurs, 16 bureaux de production à travers le monde (responsables de détails pratiques).

Marché –

L’Allemagne est le plus grand marché. Suivi de la Grande-Bretagne et de la Suède.

– Business model –

La société ne fonctionne pas selon le système de franchises. Tous les magasins H&M sont donc gérés par des employés de la société, sauf à Dubaï et au Koweït (franchisés depuis 2006).

20 bureaux nationaux représentent des relais locaux du siège social basé à Stockholm.

La maîtrise parfaite de la chaine de production fait le succès de la marque.

Pour réduire les coûts, le nombre d’intermédiaires est réduit au maximum et les achats se font en grandes quantités.

De plus, tous les pays reçoivent les mêmes collections ce qui permet de réduire encore les coûts.

– VPC –

La vente par correspondance est disponible en Suède, au Danemark, en Finlande, en Norvège, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Autriche.

– CA 2009 –

118’697 millions de couronnes suédoises (17’270 millions de francs suisses / 12’787 millions d’euros)

– Croissance –

10 à 15% de nouveaux magasins par an ce qui équivaut à la création de 6000 à 7000 nouveaux emplois par année. Le recrutement se fait localement.

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En Suisse, H&M a ouvert le premier magasin en 1978. J’avais une année et ma maman achetait une grande partie de mes habits chez eux, je m’en souviens encore!

 

Sources
24heures
Be
Capital
hm.com
Puretrend
Teen Vogue

 

 

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