Caro Fashionews

15 ans déjà!

Le magazine féminin romand de référence fête ses 15 ans… bon anniversaire!

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Equation quotidienne: « info mode » x 10 = dailyELLE

L’essentiel de la mode au quotidien – ambitieux slogan !

Le magazine Elle a eu envie de donner un peu de vie à son magazine papier et son site Internet ; il a donc créé un blog nommé dailyELLE ouvert le 27 avril dernier.

Le contenu

la mode simplifiée et sans chichis, sans mot barbare vu et revu dans tous les magazines

L’équipe

6 personnes – Sophie Fontanel (voir interview de Chic & Geek), Lauren Bastide, Ilaria Casati, Ophélie Meunier, Elvire Emptaz et Zisla Tortello

Rubriques

  1. ça vient de sortir
  2. comment c’est de dos?
  3. comment on faisait avant ?
  4. l’observatoire publicitaire
  5. là dans trois mois
  6. le blog de Sophie Fontanel
  7. Le courrier de la mode
  8. Le ELLE d’Or
  9. Les secondes
  10. Pourquoi c’est important
  11. Repéré ce jour
  12. Tout dans le détail

Fréquence

10 rubriques par jour, heure par heure… vont-elles tenir le rythme et nous proposer des posts d’une qualité équivalente ?

Contre-parties

la disparition des rendez-vous hebdomadaire qui déchaînent des passions chez les fashionistas (Fonelle et Bianca) dans la version papier de ELLE mais aussi celle du blog de Fonelle.

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Relooking du meilleur magazine féminin helvétique

C’est bien simple, on ne le reconnaît plus! Edelweiss a changé de peau – nouveau logo, nouveau contenu, nouvelle typo. Il ressemble désormais à un magazine de design.

La nouvelle maquette a été conçue par 2 anciens étudiants de la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève – Joanna Schaffter et Vincent Sahli – 2 graphistes qui travaillent actuellement à New York.

Né en 1998, le mensuel féminin a connu un premier changement de maquette en 2005. Pour ce deuxième relooking, les graphistes et la rédactrice en cheffe – Laurence Desbordes – ont misé sur l’audace et la beauté.

Le but, c’est que le lecteur ait autant de plaisir à lire qu’à regarder le magazine. On peut jouer autant avec les couleurs dans les textes qu’avec la taille des colonnes. Le texte a autant la forme d’une image qu’une image elle-même. C’est un incroyable changement visuel.

Interview de Laurence Desbordes sur notre chaîne nationale lors du décès d'Yves Saint-Laurent

Le contenu a lui aussi été étoffé – plus de reportages, d’enquêtes et d’histoires de produits qui ont une longue tradition (ma rubrique préférée!)

Notre objectif est de tendre vers le Vogue français tout en restant très suisse.

 Une réussite!

Edito

Une nouvelle robe
Par Laurence Desbordes
Mis en ligne le 18.04.2011 à 09:29

L’humain est ainsi fait, il n’arrive jamais à satiété. Il est de ceux qui sont en constante appétence. Dans le désir permanent d’aller toujours plus loin, toujours plus haut. D’être toujours plus. 
Il est pétri, ou plutôt nous sommes pétris – car c’est de nous qu’il s’agit –, de ces envies qui, au fil du temps, sont devenues notre oxygène.
Bien sûr, certaines de nos aspirations, plus triviales que d’autres, gravitent dans la sphère de la possession. Ce sont de petites convoitises, synonymes de plaisirs futiles, légers et vivi fiants. Des caprices polymorphes, qui se transforment en l’achat d’un nouveau sac Susannah Hunter aux couleurs de l’été – alors que l’on en a déjà une petite trentaine –, dans la quête d’une énième paire de lunettes de soleil Balenciaga qui nous donne l’air d’une mouche béate, ou plus simplement d’une eau de parfum Guerlain réveillant les émois des premières soirées aux côtés de notre chéri. 
Cette fringale d’inédits cristallise en fait un perpétuel besoin de se remettre en question; de ne jamais rien prendre pour acquis, de tendre vers l’inatteignable perfection. 
C’est cette soif constante de mouvements, de changements qui nous propulse vers de truculents défis et empêche de se complaire dans une situation certes plaisante, mais si peu palpitante. 
Enfin, c’est ce besoin d’adrénaline qui a motivé EDELWEISS à se réinventer pour mieux virevolter vêtu de nouveaux atours. Mieux vous séduire dans une nouvelle robe sur mesure, encore plus audacieuse, qui épouse à la perfection notre nécessité de plaire sans jamais nous trahir. Pour mieux vous éblouir sans fin.

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Petit nouveau dans la presse féminine francophone

J’ai acheté ce matin le premier numéro du magazine Les Pétroleuses et le dernier au kiosque de mon quartier. Le magazine a-t-il  eu beaucoup de succès ou a-t-il été distribué en trop petite quantité… ?!

Ma première impression fût la suivante… magazine peu épais (un manque de publicité ou de sujets?), format oblong hors du commun, typographie grande et ronde qui donne une image de qualité moyenne, le rose apporte une touche hyper girly que j’apprécie pas vraiment, cette impression est confirmée par leur slogan “le magazine qu’on aimerait avoir comme copine”… vous l’aurez compris, j’étais pas emballée!

Après l’avoir feuilleté, mon plus grand étonnement fut l’absence totale de page publicitaire… sentiment bizarre, nous ne sommes pas habituées… rien que pour cela (mais pas seulement !), je vous conseille de l’acheter.


L’édito donne le ton du magazine. L’indépendance et donc un petit budget sont le cadre dans lequel évolue les rédactrices de Pétroleuses.

Je vais commencer par les pages que je trouve intéressantes, mais sans grande révolution par rapport aux autres magazines féminins:

  • 14 pages d’actualité en tous genres – société, sorties cinéma / DVD, CD, livres, théâtre, concerts, people, chiffre du mois, le blog du mois
  • Vie de couple rédigée par la blogueuse Maïa
  • Pages boulot – Interview pro d’une fille brillante en affaires – Hapsatou Sy – créatrice de salons de beauté.
  • Street style sur une double page.
  • Sport avec un sujet sur la boxe
  • Pages nutrition et cuisine
  • Pages déco et jardinage
  • Pages techno
  • Pages voyages

 

Ce qui m’a plu – un contenu décalé et différent ou un sujet particulier

Kat Karsen
J’ai découvert une illustratrice intelligente et pleine d’humour, Kat Karsen, au travers de la BD “Paloma”. Elle image le dossier de ce numéro de novembre sur la “réalité augmentée” – la superposition d’images ou d’informations virtuelles à la perception que nous avons de la réalité. Retrouvez-là sur son blog ainsi qu’ici et .

Maïtena Biraben
Une interview de Maïtena Biraben car les suisses la connaissent bien car elle a travaillé de 1989 à 1996 à la Radio Suisse Romande. Puis à la télévision suisse rommande durant les années 1990 où elle anime plusieurs émissions, en tant que productrice artistique et animatrice. Malgré une grande popularité en Suisse, elle la quitte et se rend à Paris après diverses auditions avec Philippe Bouvard et Thierry Ardisson. Voila pour la petite histoire qui n’est pas mentionnée dans l’interview…

Svetlana
La rubrique sur Svetlana la jeune fille au pair ukrainienne m’a bien amusée même si je n’ai pas encore d’enfant! Elle a été écrite par Astrid du blog lapinmalin.

Shooting mode & accessoires
Des photos naturelles du genre “on aurait pu prendre ces clichés entre copines” et des vêtements à prix abordables.

Beauté & santé
Deux thèmes approchés de manière décomplexée et sans glamour, portant des titres évocateurs “Comment échapper à la sale gueule de novembre?” (rédigé par Hélène Legastelois auteure de monblogdefille) et “L’herpès ou les liaisons dangereuses”

En savoir plus
Magazine édité par One plus one presse (Paris)
Site officiel
Le prix suisse est de CHF 5.60 ce qui le place dans le marché des magazines mensuels féminins.
Il paraît tous les deuxièmes vendredis de chaque mois.

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Mais au fait, d’où vient le nom « Les pétroleuses »?

Certainement du western réalisé par Christian Jaques en 1971 avec Brigitte Bardot et Claudia Cardinale.

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Magazines féminins suisse

Je vous fais découvrir aujourd’hui ma sélection de magazines féminins suisses en langue française.

Edelweiss (éditions Ringier)


  • Parution11 numéros par an (Edelweiss men deux numéros par année)
  • Rédactrice en chef – Laurence Desbordes
  • Tirage – 24’185
  • Lecteurs – 99’000

Mon avis – le meilleur magazine suisse. Il ressemble énormément aux magazines français ce qui n’était pas le cas à ses débuts (et c’est dommage!)

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Femina (Edipresse Group)

  • Parution – hebdomadaire
  • Rédactrice en chef – Annick Chevillot
  • Tirage – 187’454
  • Lecteurs – 391’000

Remarque – le magazine est accessible gratuitement en ligne, un nouveau numéro chaque dimanche.

Mon avis – je le lis principalement pour les adresses shopping publiées de manière hebdomadaire, un avantage sur ses concurrents ayant une périodicité plus longue.

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Femina Fashion (Edipresse Group)


  • Parution – 4 numéros par an
  • Rédactrice en chef – Annick Chevillot
  • Tirage – 25’000

Mon avis - magazine de bonne qualité, belles photos, articles intéressants. Il est plus orienté « mode » que Femina.

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First by PME magazine (Alex Springer Suisse SA)


  • Parution – 4 numéros par an
  • Rédacteur en chef – Pierre-André Schmitt
  • Tirage – 130’000

Mon avis - magazine qui s’adresse aux hommes et aux femmes qui lisent PME magazine (magazine économique) ; chaque numéros passent en revue les nouveautés de la mode et du luxe du point de vue économique. Une magazine qui fait chauffer votre carte de crédit!

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Hors série MODE (Le Temps)

  • Parution – 2 numéros par année
  • Rédactrice en chef - Isabelle Cerboneschi
  • Tirage – 45’506
  • Lecteurs – 148’000

Remarque – le magazine est accessible gratuitement en ligne

Mon avis - j’apprécie particulièrement les interviews d’acteurs de la mode, le décryptage des tendances et la qualité des photos.

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Cahier suisse dans Elle


  • Parution - bi-hebdomadaire
  • Rédactrice en chef -Odile Habel
  • Tirage: 25’000

Mon avis - ce cahier est constitué presque uniquement de publicités, c’est dommage!

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Cahier suisse dans Marie Claire


  • Parution – 12 numéro par année
  • Directeur de la publication – Marc-Henri Deblue
  • Tirage - 30’000

Mon avis - je trouve ce cahier très bien fait, intéressant ; constitué de news beauté, d’interviews, de découverte d’une ville au travers des adresses d’une personnalité suisse, etc.

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90 ans de Vogue

Le magazine de mode Vogue fête ses 90 ans et publie à cette occasion un numéro exceptionnel de 620 pages, 2,2 kilos, le plus gros jamais imprimé dans l’histoire du mensuel français.Le numéro est structuré en quatre parties distinctes:

  1. le magazine –
    1. 8 portraits de femmes qui ont marqué durant ces 90 ans
    2. la description d’un intemporel “la petite robe noire”
    3. la présentation des “happy few” (personnalités qui font rêver)
    4. le politiquement incorrect, spécialité du magazine
  2. la mode – shooting selon les thèmes suivants:
    1. “le bal masqué”
    2. “the party”
    3. “think punk”
    4. “la petite”
    5. “androgyne”
    6. “les péchés”
  3. la beauté – six géants de l’industrie cosmétique révèlent leurs projets futurs…
  4. les bijoux – illustrés sous la forme de “festin” (la provocation extrême !)

Joint à ce numéro collector, un portfolio de clichés audacieux pris par les plus grands photographes qui sont parus dans Vogue au fil des années.

Helmut Newton - 1971

David Sims - 2003

« Nous essayons toujours de garder un côté chic et glamour, se justifie Carine Roitfeld. Nous évitons de tomber dans le trash. On peut tout oser, mais toujours avec la « main » Vogue. »

Craig McDean - 2006

Mario Sorrenti - 2009

Steven Klein - 2009

PublicitéCertaines diront que Vogue n’est que publicité… pour ce numéro exceptionnel, la publicité représente environ la moitié. Pour moi, la meilleure page publicité est celle de la dernière campagne Chanel.

Anniversaire célébré par les plus grands de la mode

Un peu d’histoire
A l’origine, Vogue est un magazine américain, lancé en 1894 à destination des femmes influentes. Son nom est une allusion à l’océan et aux voyages transatlantiques au cours desquels de riches Américaines s’occupaient en lisant des revues de mode.

En Europe, un Vogue anglais a vu le jour en 1917 et Vogue Paris a été créé en 1920. Aujourd’hui, le Vogue américain, dirigé par Anna Wintour, est vendu à plus d’un million d’exemplaires, surtout son « september issue », qui peut compter jusqu’à 800 pages…

Positionnement
Le Vogue français se positionne sur un créneau plus avant-gardiste et plus audacieux. « C’est le plus gros contributeur d’articles repris dans les autres Vogue et le plus lu dans le monde« , souligne Xavier Romatet, PDG de la filiale française du groupe Condé Nast, qui publie le mensuel.

Pour Carine Roitfeld, rédactrice en chef de Vogue Paris, « le Vogue américain est plus commercial, grand public et consensuel. Il est plus proche de Elle. Vogue Paris est plus pointu et a davantage d’influence auprès des créateurs. Il est marqué par un esprit français, volontiers plus provocateur« .

Les photographes

Le mensuel a pour tradition de faire appel à de grands photographes pour mettre en scène la mode. « Nous sommes un magazine de mode haut de gamme, qui mise sur les signatures« , résume Carine Roitfeld.
Vogue a souvent défrayé la chronique avec des photos provocantes. En octobre, il a publié un cliché de Steven Klein montrant le mannequin Lara Stone maquillé en Noire, ce qui a suscité des protestations de SOS Racisme.

Laura Stone photographiée par Steven Klein

Santé financière et concurrents

La diffusion est en hausse régulière depuis cinq ans, pour atteindre 111 422 en moyenne par numéro en 2009.

« Nous avons survécu à deux crises, celle du luxe et celle de la presse, se félicite Mme Roitfeld. Notre lectorat rajeunit.« Comme pour les autres magazines de mode haut de gamme, les recettes publicitaires constituent une part importante de son chiffre d’affaires, jusqu’à 80 %.Le lancement de nouveaux magazines féminins comme Grazia inquiète peu la rédactrice en chef. « Chaque numéro de Vogue reste un collector, que l’on garde. Au contraire de cette presse féminine qui a une durée de vie très courte. Un magazine comme Elle montre la mode. Nous, nous réagissons, nous donnons des impulsions. Face à des tendances qui se succèdent de plus en plus vite, nous interprétons et faisons des choix subjectifs. »

Sur le créneau des magazines de mode haut de gamme, les concurrents de Vogue sont L’Officiel et Numéro. Le premier est publié par les éditions Jalou, propriété de la famille du même nom, le deuxième appartient au groupe Ayache.

L’Officiel a vu le jour en 1921 et va fêter lui aussi ses 90 ans. « Nous sommes plus centrés sur la mode, souligne Benjamin Eymère, directeur général éditorial. Nous mettons en scène le vêtement avant tout. C’est une presse qui relève presque de l’orfèvrerie, de l’artisanat d’art. » L’Officiel est diffusé à 63 000 exemplaires.

Interview de Carine Roitfeld

How do you feel about the magazine at 90?

In 90 years, we haven’t changed the mood of the magazine. It’s still very audacious. It’s still about beauty. It’s still about excess. It’s still very avant-garde. When we started to do the research, we discovered the same mood in the past, so we are very happy to feel that we are still looking like the iconic Vogue of Newton and Guy Bourdin. We try to be sophisticated, while a little on the edge all the time. But what I can see is that now, the censoring is bigger than it was 20, 30 or 40 years ago. I think we have less freedom. Today some pictures would not even be publishable. It’s not just about the nudity, but when you talk about things politically, the military, kids, it would all be politically incorrect and not publishable today.

How does that make you feel as an editor?

That we have to fight to keep this un-politically correct attitude of French Vogue, but it’s more and more difficult to be able do that. You cannot smoke, you cannot show arms, you cannot show little girls, because everyone now is very anxious not to have problems with the law. Everything we do now is like walking in high heels on the ice, but we keep trying to do it.

When you explain your philosophy about fashion to anyone who wants to contribute to French Vogue, what is it that you tell them?

Vogue is a very specific world. You are Vogue, or not Vogue. There are some editors and writers who can be very good, and still not Vogue. How can I describe it? It is, first, having the sense of luxury. It’s a sense of craziness, a bit. It’s a sense of beauty, because the images we are printing, most of them are going to be in a museum. It has to be cultural, because I think the French woman is not just interested in fashion. She is interested in painting, reading, movies and art, so it is a lot of things, altogether, to be a Vogue photographer, writer or stylist. And a Vogue reader.

What are you most proud of that you have brought to this magazine in the last 10 years?

When I see this anniversary issue, I think it is the best coffee-table book. I think it is good when something can stay interesting for a long time. It’s not just a trend for one month. What we did in this issue, I hope, in 10 years, will not be démodé, because now everyone can see fashion on the Internet. You can go on Style.com and see everything, but not how to wear it. This is what we try to give to the readers of Vogue.

How do you remain personally engaged with fashion when everyone else can see it online?

It’s still exciting to me, because when I am going to a fashion show, I’m not just looking at the clothes. I’m looking at the mood, I’m listening to the music, so sometimes, I can be a bit disappointed in one, two or three shows, and then I see a great one and my energy goes up again. There were some big fashion moments last week in Italy, like when you go to Prada, and wonder what’s she going to do this time, or at Dolce & Gabbana, and you are almost ready to cry. Maybe I still like the clothes. I don’t see them just to wear them, I see them as a piece of art sometimes.

With all the new designers hoping to be discovered, how do you know when someone really has it?

It is difficult. First, we have to find a moment to look at these young stylists, because we are overbooked with shows, overbooked with appointments and work like everyone else. But we try to find the time, because they are the future of tomorrow. When you talk to them, you know almost instantly. It’s like an instinct when you see a young painter or photographer. Because we have a big power, we have to use it to give an opportunity to some young kids, designers, makeup artists, photographers and models. It’s good that Anna Wintour was the one who needed to kick our butt, in a way, to do something. She did a lot in America, but in Paris, we were a bit slow. Now we understand, and we’ve seen so much return that we are going to be more and more aware to help.

Who do you think among the younger generation has the potential to become big?

I am very surprised by someone like Alexander Wang. I am amazed how he is good with fashion, with business, with public relations himself, with an attitude in his clothes that is spoken immediately. And I think a young guy called Joseph Altuzarra, who went to New York, is the next one to be big. The clothes he makes are very beautiful, and they are very wearable.

What bothers you about fashion today?

Sometimes I think, Why do I have to go to a show? Half an hour driving, half an hour waiting, seeing the show, then half an hour back. And when I get back, I see the show on the Internet. Sometimes it goes too quick sometimes. I like the idea of what Tom Ford did in New York. No one saw one outfit, except the 100 people who were guests. It was smart, because it makes envy. It’s too easy that Prada makes a collection and two hours later its on the Net and everyone can copy it. It’s too quick now, but I don’t think we can do anything about that. It’s just the time.

What’s next for you?

I’m full of ideas, and I want to have more parties and shows for the public. I want to make fashion more festive in Paris. This week we have the Vogue bar at the Crillon, where we changed the décor, the cocktail list, the pictures on the wall. The drinks are named after people. My drink is a Testarossa. It’s Campari and vodka, to fly very high, very far, very quick. We have the dirty martini of Stephen Gan — it’s delicious — and the apple martini of Tom Ford. I have a new job now: bartender. That is my dream, and also to open a karaoke.

What would be your song?

“You’re So Vain.” I think in this business, it’s a good song. It’s dedicated to a lot of people.

Vidéo

Exposition en 2009 des couvertures de Vogue en plein air sur les Champs Elysées

Sources
Vogue.fr
Le Monde

The New York Times

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