Caro Fashionews

Zilooa – 95% actifs naturels, 100% bio, 100% suisse

Zilooa est une marque entièrement élaborée et développée à Neuchâtel par 3 femmes, soutenues par Neode, Parc scientifique et technologique du Canton. Zilooa Ethical Skin Care travaille en étroite collaboration et en partenariat avec une entreprise de cosmétique neuchâteloise de réputation mondiale et les Hautes Ecoles du canton pour proposer des soins innovants.

Crabe de cocotiers

Crabe de cocotiers

Le concept

Chaque année, des milliers de tonnes de produits de soins sont libérés dans l’environnement aquatique contribuant à la pollution des lacs, des rivières et des eaux tropicales. D’après les estimations annuelles, 4’000 à 6’000 tonnes de crèmes solaires sont libérées dans les récifs coralliens dont 75% sont actuellement menacés de disparation.

Certains filtres UV et composants chimiques provoquent des perturbations endocriniennes sur la santé humaine, mais aussi sur les organismes aquatiques.

A son retour de Nouvelle-Calédonie, la doctoresse en biologie, Soraya El Kadiri-Jan a l’idée de créer une ligne de soins. Entièrement développée et produite à Neuchâtel, cette gamme de cosmétique innovante est un alliage de haute qualité suisse, d’éthique et d’excellence environnementale.

Soraya El Kadiri-Jan

Soraya El Kadiri-Jan

Le marché des cosmétiques bio et naturels est actuellement évalué à 770 millions d’euros avec une croissance annuelle supérieure à 15%. Les produits solaires représentent quant à eux 2% du marché des cosmétiques dont le marché mondial est estimé à 200 milliards d’euros.

La marque a choisi comme emblème une espèce protégée: le crabe de cocotiers, nommé Zilooa sur l’île de Lifou en Nouvelle-Calédonie.

Les crèmes

Il existe 3 crèmes – un soin solaire, 2 crèmes hydratantes

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La RTS leur a consacré une page dans l’émission Couleurs locales.

J’ai testé la crème hydratante. La texture est agréable, le parfum m’inspire la plage, le soleil… très agréable en cette période de l’année !

Les produits peuvent être achetés en ligne, dans les points de vente en Suisse ou chez Theodora à Genève.

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Pour citadines délurées

Aujourd’hui un article dans la rubrique « made in Switzerland ». La marque Victorinox fabrique depuis 1884 des couteaux. La société est créée par Karl Elsener qui ouvre un atelier de coutellerie pour fournir des couteaux aux soldats de l’armée suisse… une idée révolutionnaire.

Atelier de coutellerie à Ibach dans le canton de Schwyz

La société aujourd’hui

Il conçoit un couteau compact et robuste avec plusieurs fonctions dans un même  objet.

Aujourd’hui, la société est toujours dirigée par un « Elsener » – Carl Elsener, arrière petit-fils du créateur.

Toutes les pièces sont manufacturées dans l’usine.

En bonne suissesse, je possède désormais mon couteau suisse. Un modèle Cadet de 75 g, une édition limitée, accompagné d’un étui en vachette sans vernis qui va se patiner au fil du temps. J’avoue avoir complètement craqué sur l’étui (typiquement féminin) !

Outils:

  1. grande lame
  2. ouvre-boîtes with
  3. -tournevis petit
  4. nailfile with
  5. -cure-ongles
  6. décapsuleur with
  7. -tournevis
  8. -encoche fils électr.

Garanti à vie !

Ah oui, vous vous demandez certainement la signification du titre du post… j’ai trouvé cette expression sur le site de la marque et cela m’a bien amusée…

Compagnon se distinguant par son design moderne coloré et neuf fonctions pratiques, Cadet convient à la fois aux jeunes robustes qui aiment la vie en plein air, aux nomades modernes et aux citadines délurées..

Site officiel

E-shop

La société s’est désormais diversifiée et propose des montres, bagages, mode (sportswear) et parfums.

Shirt dress

En savoir plus sur l’histoire de la société

1884

Après une période de compagnonnage effectuée à Paris et à Tuttlingen (Sud de l’Allemagne), Karl Elsener ouvre son propre atelier de coutellerie à Ibach dans le canton de Schwytz. Une roue hydraulique alimentée par les eaux de la rivière Tobelbach fournit l’énergie mécanique nécessaire aux affûteuses et polisseuses

1891

Les premiers ’couteaux du soldat’ sont livrés à l’armée suisse.

1897

Les ’couteaux d’officier et de sport’ sont enregistrés comme modèle déposé le 12 juin.

1909

Afin de se protéger des contrefaçons, le fondateur de l’entreprise crée le fameux écusson à la croix, devenu depuis l’emblème que portent tous les couteaux de poche Victorinox.

1909

Le fondateur de l’entreprise rend hommage à sa mère défunte en donnant à la marque le nom de ’Victoria’.

1921

L’invention de l’acier inoxydable (abréviation ’inox’) donne l’idée au fondateur de l’entreprise de fusionner le nom de la marque ’Victoria’ et le mot ’inox’, et donne ainsi naissance à la marque ’Victorinox’.

1931

La société Brown Boveri, installe chez Victorinox, le premier atelier de trempe complètement électrique au monde.

1945

Après la 2ème guerre mondiale, officiers et soldats s’empressent de se ravitailler en ’couteaux d’officier suisse’ auprès des magasins (’PX stores’) de l’armée américaine, de la marine et de l’armée de l’air. Les américains surnomment ce couteau le ’Swiss Army Knife’. Une appellation qui s’impose dans toutes les régions anglophones.

1969

La fabrication des couteaux de ménage et professionnels est partiellement transférée dans le nouveau bâtiment, lequel comporte cinq étages.

1980

Les superficies destinées à la production, aux bureaux et au stockage passent de 11 000 à 27 000 m2, ce qui représente la plus grande extension jamais entreprise. Les 730 collaborateurs employés par l’entreprise réalisent un CA de plus de 65 millions de francs suisses.

1989

Aux USA, la commercialisation des montres lancées sous la marque Swiss Army rencontre un vif succès.

1992

La première filiale commerciale ouvre ses portes au Japon. D’autres filiales sont créées les années suivantes: au Mexique, au Brésil, en Pologne, à Hongkong/Chine, au Vietnam et au Chili.

1999

Une ligne de bagages destinée à renforcer la notoriété de la marque Victorinox est lancée. Sa fabrication sous licence s’effectue en veillant au respect de normes qualité drastiques.

1999

Victorinox Watch SA est créée à Bonfol. Cette unité de production, destinée à la fabrication de montres vient renforcer ce secteur.

2000

La fondation Victorinox est créée. Elle a pour but de garantir la pérennité de l’emploi et de maintenir une indépendance financière.

2001

Une ligne de vêtements sportswear et professionnels, spécialement développée pour le marché nord-américain, est créée et lancée. Celle-ci met en avant les mêmes valeurs que celles véhiculées par le ’Swiss Army Knife’.

2001

Les cinq catégories de produits Victorinox : outils de poche, couteaux de ménage et professionnels, montres, bagages et vêtements sont présentées pour la première fois dans un ’flagship store’ de Soho/New York.

2002

Victorinox rachète la société Swiss Army Brands Inc. (USA). Le CA de l’entreprise franchit alors pour la première fois le cap des 400 millions de francs suisses.

2005

La reprise de la société Wenger SA, Delémont/Jura – fabricant de couteaux depuis 1893 et fournisseur de l’armée suisse – a pour but de contribuer au développement du ’Swiss Army Knife’ tout en maintenant sa fabrication sur le sol suisse.

2006

Nouveau site de production (montres) Porrentruy

2007

Victorinox fonde sur le site du siège principal la société Victorinox Swiss Army Fragrance AG. L’ancienne ligne de parfums Wenger est repositionnée et se dote de l’emblème de Victorinox.

2008

Victorinox ouvre le premier «Flagship Store» à Londres dans la New Bond Street. .

2009

Victorinox emploie dans le monde entier plus de 1700 personnes et réalise un chiffre d’affaires d’environ 500 millions de francs suisses.

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Contexa – des robots parfumeurs

Un article du quotidien Le Temps nous fait découvrir un univers méconnu – les robots qui permettent le dosage et le mélange lors de la fabrication des parfums. En effet, on parle souvent des nez en parfumerie et presque jamais de processus de fabrication industrielle. Il se trouve qu’une entreprise genevoise – Contexa – est active dans ce domaine de niche (uniquement 3  concurrents.)

Daniel Schupbach, cofondateur de la société genevoise Contexa. Sa nouvelle machine permet de mesurer tous les ingrédients de manière simultanée.

La société genevoise compte doubler ses ventes. La nouvelle machine permettra d’attaquer d’autres marchés

Vanille, orange, citron, lavande, rose, etc. Plusieurs dizaines de végétaux ou molécules de synthèse entrent dans la composition d’un parfum. Les quantités de chaque ingrédient doivent être scrupuleusement respectées selon la recette, avec des dosages qui oscillent entre quelques dizaines de milligrammes (mg) et plusieurs kilos (kg). La précision figure parmi les mots d’ordre du métier. Pour une même formulation, plusieurs types de balance sont nécessaires afin de peser des poids très variables. Il est en effet impossible de doser 10 kilos sur une balance au mg de la même façon qu’il est impossible de doser 20 mg sur une balance avec une portée de 600 kg.

Actuellement, lorsque l’on réalise un parfum d’une tonne, plusieurs sous-mélanges doivent être effectués. La multiplication des sous-mélanges génère différentes étapes de fabrication, des opérations de nettoyage des cuves et des capacités de stockage importantes.

Fondée en 2000 par Charles Seydoux et Daniel Schupbach – un ancien de Firmenich et Rhône-Poulenc – la société genevoise Contexa s’est imposée comme le leader mondial dans la fabrication de ces robots de dosage.

Seules quatre entreprises se partagent ce marché de niche. La discrète PME, établie dans la zone industrielle du Lignon, se bat aux côtés de l’allemand Fricke, du néerlandais Van Wyk ou du français Roxanne. Pour se démarquer, Contexa a décidé d’innover. Avec l’aide de l’institut d’Automatisation industrielle (iAi) de la Haute Ecole d’ingénieurs et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD) et un financement de la Commission pour la technologie et l’innovation, elle développe depuis un an un système de mesure volumétrique.

Cette nouvelle machine – dénommée Colibri – sera présentée au prochain Congrès mondial de la parfumerie qui se déroulera en juin aux Etats-Unis. Elle entend révolutionner le métier. L’objectif étant de gagner du temps et de doser toutes sortes de composants liquides en une seule opération. «Si l’on veut rester en Suisse, il faut innover. C’est la seule solution pour pérenniser l’entreprise et maintenir des emplois», estime Daniel Schupbach.

 

La nouvelle machine de Contexa permet d’accélérer la cadence grâce à son système de mesure volumétrique. Explications: «Comme on connaît la densité du produit contenu dans une seringue, on peut définir son poids. Nous n’utilisons ainsi plus de balance», explique Maurizio Tognolini, professeur à la HEIG-VD, en charge du développement électronique du projet et du contrôle de mouvement. Tous les ingrédients sont mesurés de manière simultanée et introduits en une seule opération. «Une cuve d’une tonne est dosée en quelques minutes contre quelques heures actuellement», précise Daniel Schupbach.

Il y a une ou deux seringues par produit dosé. Une seringue est composée d’un tube et d’un piston. Une vanne est connectée à chaque seringue. Il peut y avoir deux seringues par matière, l’une de petit diamètre pour les dosages très précis et l’autre, de gros diamètre, pour permettre un dosage bien plus rapide.

A la place d’une balance, des capteurs sont placés dans chaque tuyau contenant un liquide ou un produit visqueux. «Ils permettent de détecter d’éventuelles bulles d’air susceptibles de fausser le résultat. Si c’est le cas, le liquide est refoulé dans le réservoir et la bulle remonte à la surface. Les capteurs permettent aussi un dosage en continu et vérifient que la seringue est toujours pleine de liquide», précise Maurizio Tognolini.

Actuellement, Contexa travaille avec une cinquantaine de clients à travers le monde, à l’exemple de Givaudan, Firmenich, Procter & Gamble ou McCormick. «60% de notre clientèle est active dans le domaine de la parfumerie et 40% dans celui des arômes, précise Daniel Schupbach. Nous vendons une dizaine de machines par année. Le cycle de vente est assez long. Il faut compter environ deux ans entre les premiers contacts et la vente d’un appareil.»

Quel est le prix d’une telle machine? Elle avoisine actuellement les 400 000 francs. Avec Colibri, le prix sera plus flexible et variera en fonction du nombre d’ingrédients dont a besoin l’utilisateur.

Contexa espère vendre plusieurs milliers de machines par année en attaquant d’autres marchés, tels que la chimie et la pharmacie. «Nous comptons rapidement doubler notre chiffre d’affaires qui s’élève actuellement à 6 millions de francs par année», prévoit le directeur de l’entreprise. Les effectifs devraient aussi plus que doubler ces trois à quatre prochaines années afin de renforcer l’équipe actuelle qui compte vingt collaborateurs.

Malgré la force du franc suisse, Daniel Schupbach restera ancré en Suisse. L’assemblage des machines continuera d’être effectué à Genève. «Nous n’avons pas la taille pour faire monter nos machines en Chine. En outre, la Suisse offre un aspect de qualité. Il faudra toutefois rester innovant.»

 

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Howell – chausseur genevois

Fondée il y a 10 ans par 3 passionnés de belles chaussures, Howell s’est imposée avec succès dans le sur-mesure, avec méthode helvétique et cuirs latins. Elle possède 2 magasins au cœur de Genève et de Lausanne.

Servais Micolot, l’un des fondateurs de la marque Howell.

«Nous avions envie de proposer aux Suisses romands une marque de chaussures pour hommes haut de gamme, différente de celles qui existent déjà, comme Church, Weston ou Finsbury, par exemple, tout en restant dans la pure tradition artisanale.»

Howell, première marque suisse de luxe à ne s’occuper que des pieds de nos hommes, a été fondée par 3 amis – Servais Micolot, Paolo Gervasi et Maria Guitan – qui sont associés à parts égales.

Avant de se lancer, les trois complices sont partis explorer de nombreuses manufactures en Espagne et en Italie, voulant juger sur place quels seraient les meilleurs fournisseurs. Aujourd’hui, Howell travaille avec 5 à 6 usines, toutes situées dans ces 2 pays latins, et bientôt le Portugal, selon les collections souhaitées.

En 2002, la crise n’avait pas encore touché la chaussure masculine de luxe. Howell a donc connu une ascension rapide: «Nous traitons directement avec les manufactures, en sautant les multiples canaux de distribution, ce qui nous permet de rester dans des prix attractifs, (ndlr: entre 300 et 550 francs en moyenne), explique Servais ­Micolot. Les douze premiers mois, nous avons écoulé environ 1500 paires, ce qui nous a permis d’être rentables trois ans après l’ouverture du premier commerce à Lausanne.»

En 2006, les fondateurs d’Howell ont pu trouver un bel espace à la rue de la Rôtisserie, au cœur de Genève, qui leur a permis de créer une atmosphère propice à l’univers artisanal d’Howell: les boîtes à chaussures sont sagement alignées le long du mur de droite, beiges pour les nouvelles collections ou vertes pour les indémodables, deux couleurs évoquant le classicisme anglais ou celles du cuir. Si le client se laisse séduire par ce décor à la fois confortable (profonds canapés en cuir noir) et industriel (les tuyaux, les briques…), il pourra compléter son shopping avec des ceintures assorties mais aussi des cravates ou des chemises taillées sur mesure.

Le chausseur lausanno-genevois possède 3 lignes distinctes – classique, contemporaine et moderne. La marque propose aussi des lacets colorés du jaune au violet en passant par l’orange.

Howell accole à son nom la mention « Swiss shoes for men ». Servais Micolo justifie l’appellation: « Les chaussures sont fabriquées en Italie, mais elles sont conçues par des Suisses pour une clientèle locale, avec de vrais critères de qualité.« 

Après 10 ans, Howell se porte bien. Sa ligne moderne (autour de CHF 400.-) séduit les 25-35 ans. Et Servais Micolo de souligner: « Les hommes basent de plus en plus leurs achats sur des émotions. Les souliers en font partie.« 

Si le secteur des accessoires masculins est promis à un bel avenir malgré la crise, les associés d’Howell sont pourtant surpris de constater qu’une majorité des clients reste très demandeuse de conseils: «Les hommes sont de plus en plus autonomes dans leur acte d’achat et certains y prennent aussi du plaisir, ce qui est relativement récent, explique la vendeuse. Toutefois, il m’arrive
encore bien souvent de constater que certains ne connaissent pas leur propre pointure, ou portent visiblement des modèles mal adaptés.» Sachant qu’un homme va utiliser sa chaussure entre 400 et 500 jours de marche, alors que la femme ne fera «que» 60 jours avec une paire, les finitions prennent toute leur importance. L’amateur a tout intérêt à se concentrer sur la qualité du semelage (cousu Goodyear ou Blake, voir l’explication plus bas), à comprendre la nécessité de cirer ses derbys ou ses richelieus… et à dénicher le meilleur cordonnier pour en prendre soin.

A noter qu’Howell, qui garde les embouchoirs de ses protégés, se préoccupe aussi de toutes ces questions relevant du service après-vente.

En savoir plus

Que signifie le cousu Goodyear ou Blake?

Le cousu Goodyear fut inventé aux Etats-Unis à la fin du XIX Siècle, par Charles Goodyear Junior,   fils de Charles Goodyear, l’inventeur de la vulcanisation.

A la fin du XIX° siècle, les plus grandes marques de chaussures de luxe pour hommes, anglaises et françaises pour l’essentiel, sont fascinées par la renommée de ce nouveau procédé révolutionnaire. Beaucoup firent le voyage jusqu’aux Amériques, pour être formés par les maitres bottiers Américains. Depuis, le cousu Goodyear est et  reste inégalé.

Pour résumer : la machine à coudre dite « goodyear », reprend la même technique que celle utilisée par les artisans bottiers du cousu main, mais la mécanise.

Un peu de technique :
Une chaussure cousue « goodyear », est constituée de deux coutures :
– La première couture dite Goodyear est réalisée avec la machine Goodyear, celle-ci assemble en une seule couture : la tige, la première et la trépointe.
– La deuxième couture est réalisée avec une machine dite « petits points ». Cette machine assemble la trépointe à la semelle d’usure.

Ainsi, une fois la semelle usée, il est aisé de remplacer cette semelle et de réaliser une nouvelle couture petits points, sans mettre en danger le reste de la construction.

Cette construction est donc extrêmement durable. Autre particularité, le pied repose sur une première en cuir, elle-même posée sur un remplissage en liège naturel. Le liège naturel prend petit à petit l’empreinte de votre pied, jusqu’à rendre votre soulier quasi sur mesure. Une fois cette empreinte réalisée, vous ne pourrez plus vous passer de vos chaussures.

Autre avantage du cousu Goodyear, sa tenue et son look très spécifique. Du fait de sa construction, une chaussure cousue Goodyear est plus haute, sa base vers la trépointe est resserrée vers l’intérieur, ce qui lui donne cette ligne racée très caractéristique. Un profane ne remarque pas ces détails techniques, il perçoit seulement une belle chaussure qui a de l’allure et qui vieillit parfaitement.

Encore aujourd’hui, toutes les grandes maisons qui se respectent  : Paraboot, Church, Edward green, Crockett and Jones, Lobb …. perpétuent la tradition du cousu Goodyear.

Le cousu Goodyear est la Rolls de la chaussure pour hommes de ville.Dans le langage courant, cousu Goodyear est synonyme de chaussures de luxe anglaises pour hommes.

Le cousu Blake est aussi appelé, cousu de part en part. Blake est le nom de l’inventeur, qui réalisa à la fin du 19° siècle, une machine permettant de mécaniser cette couture de part en part.

Le cousu Blake est une construction simple et robuste, il permet tout à la fois d’avoir une chaussure cousue et légère, il est parfaitement adapté aux chaussures de ville élégantes à semelle cuir : mocassins, loafers, boucles et richelieus. La tige est d’abord montée sur la forme, la semelle positionnée, puis on retire la forme et intervient alors la couture Blake, de l’intérieur vers l’extérieur. La couture Blake solidarise la tige, la semelle et la premiere. Le cousu Blake peut aussi être ressemelé à volonté et, pour autant que tous les composants utilisés soient de qualité, cousu Blake rime avec chaussure de Luxe.

De nombreuses marques prestigieuses ne proposent quasiment que des modèles cousus Blake : Berlutti, Santoni, Stefanobi, Testoni…

Site officiel – site très pauvre, il mériterait d’être plus fourni, notamment concernant l’histoire de la marque, la qualité des cuirs et du design.

Adresses
Rue de la Rôtisserie 2
1204 Genève
Rue Caroline 2
1003 Lausanne
 
Sources
Bexley
Encore!
Tribune de Genève

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Guide de Genève – bien fait et gratuit

 

Les transports publics genevois sont à l’origine du guide « Le renard sur la lune« , la 4ème édition (2012) sort demain.

L’origine du Renard

C’est l’histoire d’un Renard qui vivait sur la Lune et qui s’ennuyait tellement qu’il passait son temps à regarder la Terre. Grâce à ses yeux perçants, il voyait tout. Il suivait l’activité humaine d’heure en heure, rêvant de pouvoir rejoindre un jour cette planète si riche en belles choses.

Une ville l’attirait tout particulièrement. Elle était construite autour d’un grand Jet d’eau dont la forme lui rappelait sa queue en panache. Un beau matin, n’y tenant plus, le Renard prit son élan et sauta. Il plongea dans la Rade, s’ébroua et commença à explorer cette ville qu’il connaissait déjà par cœur pour l’avoir si longtemps observée d’en haut. Quel plaisir! Il s’en alla goûter à tous les restaurants, testa les cafés et les spas, fréquenta les lieux culturels et s’offrit de longues balades au bord du Rhône et de l’Allondon.

C’est ainsi que le Renard devint l’un des meilleurs connaisseurs de Genève, alliant sa connaissance lunaire du canton à une infatigable pratique du terrain. Tout le monde lui demandait des conseils pour sortir, découvrir, déguster. Il prodiguait ses bons plans avec une pointe de snobisme, que les Genevois lui pardonnaient volontiers, tant était grand et sincère son amour de la ville. La communauté tarifaire unireso, reconnaissante, lui dédia un de ses trams et lui proposa d’éditer ses mémoires dans un guide urbain.

Lors de ses virées, le Renard avait fait la connaissance de nombreux humains qui, eux aussi, connaissaient les meilleurs plans genevois. Il les appelait ses Experts. Ensemble ou séparément, ils testaient tous les endroits recommandés dans le guide. Ils formaient un véritable réseau social,la meilleure banque de données dela ville. On les consultait sur tout.

Chaque année, le Renard et ses experts publiaient leur guide urbain, devenu l’outil indispensable de tous les Genevois futés.

 

Un matin, une élégante éditrice venue tout exprès de Tokyo frappa à la porte de la tanière du Renard. Elle préparait une Encyclopédie des Principales Villes du Monde. Elle voulait y faire figurer Genève, mais elle n’était pas sûre que la ville méritât de compter parmi les 77 cités prévues pour ses sept volumes. 

«Pouvez-vous me fournir des preuves concrètes que Genève est bel et bien une ville majeure?» Sur le moment, le Renard fut pris au dépourvu. Il balbutia quelques explications vaseuses, énuméra les meilleurs restaurants genevois, évoqua confusément le Jet d’eau, puis, se rendant compte de l’ineptie de ses arguments, ajouta:«…et il y a bien sûr tous les événements historiques qui ont placé Genève sur la carte du monde.»

Intéressée, l’éditrice japonaise, qui s’appelait Madame Suzuki, s’apprêtait à lui demander des explications quand soudain son smartphone sonna. C’était Tokyo qui lui demandait un rapport intermédiaire, à faxer de toute urgence au quartier général. «Je suis absolument désolée, dit-elle. Je dois retourner à mon hôtel. Je reviendrai la semaine prochaine, et vous pourrez alors me raconter ces grands événements historiques qui ont placé Genève sur la carte du monde, voulez-vous?»

Le Renard acquiesça et la regarda s’en aller par petits pas secs sur le sentier des falaises de Saint-Jean. Ouf! Il l’avait échappé belle. Car il devait bien admettre qu’il ne connaissait pas grand-chose de l’histoire genevoise. Sa science de la ville était contemporaine, gastronomique, sociale, topographique, commerciale. Il avait bien entendu parlé de l’ONU, mais cela ne suffirait pas à convaincre Madame Suzuki que la ville méritait de figurer dans son encyclopédie.

«Il me reste une semaine pour réunir ces indices historiques», se dit-il. Il s’équipa d’une loupe, d’un carnet en peau de taupe, d’un stylo et partit en chasse.

Ses découvertes figurent dans le guide.

Contenu

Voici les points qui ont retenu mon attention et qui le différencie des autres guides touristique:

  • la gratuité
  • un dossier consacré aux adresses de produits du terroir genevois
  • des adresses à la périphérie de Genève
  • une page (p.31) consacrée aux établissements qui ouvrent le dimanche (pratique car on a l’impression que tout est fermé le dimanche)
  • une page (p.87) consacrée aux lieux proposant un brunch (là, on ne peut plus dire que l’on ne sait pas quoi faire le dimanche!)
  • une sélection de crêperie… dommage qu’il manque la meilleure crêperie de Genève, Le Rozzel (Rue de la Boulangerie 2, 1204 Genève)
  • et bien sûr, de nombreuses pages consacrées aux boutiques de vêtements et accessoires !

 

Lieux de distribution

  • le samedi 19 novembre 2011, de 10h à 17h à la rue Pierre-Fatio (rond-point de Rive)
  • Dès le 21 novembre 2011 dans les points de vente TPG:

    - Gare Cornavin

    - Bachet-de-Pesay

    - Rond-Point de Rive

 

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